
Roger Boucher est un homme de territoire et de mémoire. Né à Saint-Léonard-des-Bois, au cœur des Alpes Mancelles, il a construit l’essentiel de sa vie à Alençon, où il réside depuis plus de soixante ans. De Perseigne à Courteilles, il a accompagné les évolutions de la ville avec un engagement constant, comme militant, élu municipal et acteur de la vie locale.
Profondément attaché aux habitants et à leur quotidien, il a animé pendant dix ans La Semaine de Perseigne, un journal de quartier entièrement écrit par les habitants. Chaque semaine, ce simple feuillet devenait le reflet d’une vie collective, donnant une voix à celles et ceux que l’on entend trop rarement. Une aventure humaine qui témoigne déjà de son goût pour les récits, les rencontres et la transmission.
À 87 ans, Roger Boucher se lance dans une nouvelle aventure : l’écriture de son premier livre. D’abord imaginé comme un héritage destiné à ses enfants et petits-enfants, ce récit retrace les lieux, les visages, les combats et les événements qui ont façonné son existence. Il y raconte ce qui fait une vie : les choix, les engagements, les hasards et les fidélités.
Pendant trois années d’atelier d’écriture auprès de Sonia Brault, les souvenirs prennent peu à peu la forme d’un véritable livre. Les échanges, les lectures et le regard bienveillant des participantes révèlent peu à peu que ces pages dépassent largement le cadre familial. Car derrière une histoire singulière se dessine aussi celle d’une époque, d’un territoire et d’un engagement citoyen.
À travers une écriture simple, sincère et profondément humaine, Roger Boucher nous rappelle que les destins ordinaires sont souvent les plus précieux. Son témoignage célèbre la force des liens, la mémoire des quartiers et l’importance de transmettre ce qui nous construit. Il nous invite à regarder autrement ces vies discrètes qui, par leur engagement et leur générosité, participent à écrire la grande histoire.
La douce odeur du tablier de ma mère , 2025


