
Adélaïde Bon est née à Paris. De son histoire intime, elle a tiré une œuvre profondément marquée par la nécessité de dire, de comprendre et de transformer.
Dans son premier livre, La petite fille sur la banquise, elle raconte avec une grande justesse les conséquences du viol subi dans l’enfance. À travers une écriture sensible, parfois lumineuse malgré la gravité du sujet, elle explore les mécanismes du traumatisme, de la mémoire et de la reconstruction.
Comme un fil tendu entre douleur et imaginaire, son travail mêle récit personnel, réflexion et une forme de poésie lucide. L’écriture devient alors un espace pour reprendre possession de soi, pour nommer ce qui a été tu, et pour faire entendre une parole longtemps empêchée.
Comédienne de formation, passée par la scène et la télévision, Adélaïde Bon a choisi aujourd’hui de consacrer l’essentiel de son temps à l’écriture et à la création. Co-directrice de la compagnie Une chambre à soi, elle invente avec ses partenaires des formes hybrides, entre théâtre et littérature, où la voix des femmes trouve toute sa place.
Féministe engagée, nourrie par l’éducation populaire et le théâtre de l’Opprimé, elle anime également des ateliers d’écriture et de parole, offrant à d’autres la possibilité de s’exprimer et de se réapproprier leur histoire.
Avec Puisque l’eau monte, son premier roman de fiction, elle poursuit ce travail en explorant d’autres territoires, tout en gardant cette même intensité, cette manière singulière de faire dialoguer l’intime et le politique.
Adélaïde Bon possède ce talent rare : transformer l’épreuve en langage, et faire de l’écriture un lieu de résistance, de partage et de vie.
Puisque l’eau monte
Éditions Le Soir Venu, 2025


